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Jeudi 11 novembre :11 novembre 2004Ce matin-là, la neige avait fait son apparition laissant ensuite place à une bise glaciale, pour cette journée de commémoration rendant hommage au souvenir. L’armistice de 1918 mettait un terme à quatre années de guerre se déroulant dans des conditions effroyables. Après la lecture de la lettre du Ministre des Armées et le dépôt de gerbe, une minute de silence fut observée en mémoire des victimes de guerre. Le discours de Monsieur le Maire terminé, le verre de l’amitié servi à la salle des fêtes clôtura cette cérémonie. Dans le cade de l’Intercommunalité, c’est à Nangy qu’incombait cette année d’organiser la cérémonie du canton. La messe célébrée en l’église de Nangy par le Père Gallay, ancien d’AFN, débutait cette journée du Souvenir. Une foule nombreuse s’était déplacée, les personnalités du Canton, les écoles de musiques et harmonies municipales. A l’issue de cette cérémonie, six anciens d’AFN reçurent la Croix du Combattant. Voici deux lettres de « poilu » envoyées à leurs familles, extraites du livre « Si je reviens comme je l’espère » Lettres du Front et de l’Arrière 1914-1918, Marthe, Joseph, Lucien, Marcel Papillon. Editons France-Loisirs. Marcel à ses parents (4 octobre 1914) « Depuis que j’ai reçu votre dernière lettre, en voilà déjà 4 ou 5 que je vous envoie sans recevoir de réponse. En somme depuis 2 mois que je suis parti, voilà 2 lettres que je reçois de vous. C’est pas beaucoup. Je voudrais bien être renseigné sur ce qui se passe au pays. Lucien ne va pas tarder à partir, mais j’espère bien que la guerre sera finie avant qu’il vienne sur le ligne de feu. Nous habitons les bois à 4 ou 500 mètres des tranchées Boches. Les nuits ne sont pas chaudes. Gare les douleurs en rentrant (….) Il apparaît que Gourlot n’aurait reçu qu’une balle dans le bras. Il va mieux » » Marcel à ses parents ( 2 juin 1918) « On nous a vivement descendu de la Somme en camion-autos. Depuis 2 jours ,nous sommes aux prises avec les Boches aux abords de Château-Thierry. Ce n’est pas beau ! Je crois que jamais je n’ai encore tant souffert. Je ne tiens plus debout ! Quelle chaleur ! c’est triste, pauvres gens ! (…) |
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